Les systèmes d’alerte précoce
De nos jours, il existe beaucoup de systèmes techniques qui permettent de déclencher des alertes pour un grand nombre de risques naturels dont ceux liés à l’activité volcanique. Cependant, le problème fréquent qui survient est le faible lien entre la capacité technique à déclencher une alerte et la capacité du public à répondre d’une manière effective à cette alerte. Par exemple, la capacité de l’alerte à déclencher une réponse appropriée des agences chargées de la gestion de l’urgence, des différentes organisations de la communauté concernée elle-même et le public au sens large du terme.
En outre, la compréhension par le public et la communauté des risques auxquels ils sont exposés manque souvent. Par conséquent des programmes de préparation, comme des planifications des terres et des zones urbaines, l’éducation du public et des programmes de sensibilisation s’avèrent nécessaires pour améliorer l’efficacité des réponses en cas de crise.
Il faut aussi prendre en considération le fait que beaucoup de pays en voie de développement, en particulier les moins développer d’entre eux, ont des capacités limitées pour mettre en œuvre des systèmes d’alerte précoce efficaces et dans quelques cas ils sont même totalement absents. Une condition majeure pour améliorer cet état de fait est de développer des moyens au niveau national intégrant la réduction des risques, des capacités pour la gestion de ce risque et d’améliorer les équipement techniques parallèlement à des programmes de formation et d’entraînement des populations. Une collaboration scientifique et technique avec des organisations et des instituts de recherches des pays développées peut aider d’une manière importante au développement du système global d’alerte précoce pour les volcans.
Un système complet et efficace de système d’alerte précoce en direction des populations doit comprendre l’interaction de quatre éléments, la connaissance d’ensemble des risques et de la vulnérabilité au travers de l’état de préparation et de la capacité de réponse. Une faiblesse ou un défaut dans chacun de ces quatre éléments peut causer un échec du système dans son ensemble.
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Connaissance du risque
Connaissances déjà acquises par la communauté
Les aléas et la vulnérabilité sont ils bien connus ?
Quelles sont les caractéristiques et tendances pour ces facteurs ?
Les cartes de risque et les données sont-elles largement disponibles ?
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Service d’alerte
Surveillance technique et service d’alerte
Les bons paramètres sont-ils bien surveillés ?
Les bases scientifiques sont-elles suffisantes pour faire des prévisions ?
Peut-on déclencher des alertes fiables et suffisamment à temps ?
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Diffusion de l’information
Diffusion d’alerte compréhensible aux populations
L’alarme peut-elle atteindre rapidement les populations menacées ?
Les populations peuvent-elles comprendre les messages d’alerte ?
Ces messages contiennent-ils des informations appropriées et utiles ?
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Capacité de réponse
Connaissance et préparation des personnes menacées leur permettant de réagir
Les communautés connaissent-elles leurs risques ?
La population fait-elle confiance au service d’alerte ?
Savent-elles comment réagir ?
Les plans sont-ils à jour et testés ?
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Les quatre éléments-questions d’un système d’alerte précoce centré sur les populations
(Henry Gaudru – SVE-UNISDR) - 2006
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